La vraie solitude, ce n’est pas d’être seule. C’est de ne plus être à sa place.
Être entourée… et se sentir pourtant seule
On associe souvent la solitude au fait d’être seule.
Pourtant, il existe une solitude plus déroutante : celle que l’on ressent au milieu des autres, quand intérieurement quelque chose ne colle plus.
Je l’ai comprise très concrètement lors d’un voyage à Lanzarote.
Être en vacances et vivre suspendue
Nous étions partis en famille. Le cadre était là, tout semblait réuni pour que tout se passe bien.
Et pourtant, très vite, je me suis sentie enfermée dans une forme d’attente silencieuse. J’espérais que le lendemain serait différent. Je ne programmais rien. Je retenais mes envies. Je restais disponible, au cas où.
J’étais entourée, mais intérieurement seule.
Quand l’attente enferme plus que la solitude
Avec le recul, je peux le dire clairement : c’était bien pire que si j’étais partie seule avec mes enfants.
Parce que lorsqu’on est seule, on choisit.
Quand on attend, on s’efface.
Cette forme d’enfermement est discrète, mais profondément épuisante.
Se sentir seule au milieu des autres
Ce n’est pas la solitude en elle-même qui fait mal. C’est ne plus être à sa place.
Être présente sans l’être vraiment.
Tenir un rôle qui ne correspond plus.
Avancer en se disant que “ça ira mieux plus tard”.
Quand quelque chose s’éclaire
Ce n’est que plus tard, lors d’un autre voyage — en Croatie — et en parallèle d’une formation en coaching, que j’ai pu mettre des mots sur ce que je vivais.
Ces expériences n’ont rien provoqué à elles seules. Elles ont mis en lumière.
Quelque chose s’est éclairé. Et une fois que c’est clair, on ne revient pas vraiment en arrière.
Faire un pas de côté pour se retrouver
Être ailleurs ne suffit pas toujours quand on n’est plus à sa place.
Parfois, il ne s’agit pas de tout changer, mais de s’arrêter, de regarder autrement, et de poser un pas à son rythme.
Un pas après l’autre.